SEPTIÈME SEMAINE DU CARÊME SAINTE ET GRANDE SEMAINE DE LA PASSION.
Nous allons vivre pas à pas avec le Seigneur les jours qui ont vu sa mort et précédé le triomphe de sa Résurrection. La liturgie nous fait revivre ainsi, chaque année, les derniers messages, les ultimes exemples, le dernier repas, la mort de Notre Seigneur. Elle rend présents de façon mystérieuse chacun des gestes, chacune des paroles du Seigneur, afin que nous soyons en mesure d’y communier et d’en retirer toute la grâce.
Puisque le Seigneur renouvelle mystérieusement pour nous ces événements majeurs de sa vie, soyons attentifs à veiller avec lui avec foi et amour, comme nous y invite la « Prière de l’Époux », chantée le soir des quatre premiers jours de cette Grande Semaine.
Les lectures évangéliques de cette semaine nous redisent les dernières prédications du Maître. Leur thème essentiel est qu’il faut veiller et se tenir prêt pour le retour inopiné du Maître qui doit revenir juger l’univers. Aussi l’Office est-il rempli de cette pensée de la dernière «parousie».
GRAND LUNDI
L’Église nous rappelle en ce jour l’histoire du juste et chaste Joseph vendu par ses frères, figure du Christ injustement persécuté; par les siens. En outre, la parabole du figuier stérile et maudit nous est une salutaire leçon, non seulement sur la stérilité de la synagogue à la veille d’être définitivement rejetée, mais encore sur le danger qui nous menace si nous ne portons pas les fruits que Dieu est en droit d’exiger de nous : l’humilité, la douceur, le renoncement aux plaisirs du monde.
La Liturgie des Présanctifiés est célébrée, aujourd’hui, dans presque toutes les églises.
Si l’on célèbre la Liturgie de S. Jean Chrysostome, voici le propre du jour :
TRO PAIRE
Mode 8.
Voici que survient l’Époux au milieu de la nuit. Heureux le serviteur qu’il trouvera éveillé ! Malheureux celui qu’il trouvera indolent ! Vois donc, mon âme, ne te laisse pas vaincre par le sommeil; à la mort tu serais livrée ; hors du royaume tu serais rejetée. Mais dégrise-toi et dis : Saint, Saint, Saint es-tu, ô Dieu ! Par la Mère de Dieu, aie pitié de nous !
KONDAKION Mode 8.
Jacob pleurait la perte de Joseph, mais celui-ci, cœur noble, montait sur un char, honoré comme un roi. Ne s’étant pas asservi aux plaisirs de l’Égypte, il fut en retour couvert de gloire par celui qui scrute le cœur des hommes et distribue d’incorruptibles couronnes.
* Épître : Actes 10, 34-43.
Évangile : Matthieu 24, 3-35.
Renvoi: «… qui, pour notre salut, s’est rendu volontairement à la Passion …»
30 MARS Mémoire de notre saint père JEAN CLIMAQUE.
A l’âge de seize ans, saint Jean Climaque entra au couvent du Sinaï, où il eut pour maître Anastase, le futur patriarche d’Antioche. Dix-neuf ans après, il entra dans le stade de la vie contemplative, appelé Hésychasme. Après quarante ans de cette vie, il devint higoumène de la sainte montagne du Sinaï, mais se retira de nouveau, quelques années après, dans la solitude. Il a composé un traité des vertus en trente chapitres, comprenant chacun l’exposé d’une vertu; partant des vertus pratiques pour arriver aux vertus théoriques ou mystiques, cette étude fait monter l’homme, comme par autant de degrés jusqu’aux hauteurs célestes; aussi le livre a-t-il été appelé “Climax” ou Echelle des vertus. Saint Jean Climaque mourut vers 649.
Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby