Solennité du jour : 2 avril 2021 GRAND ET SAINT VENDREDI

SEPTIÈME SEMAINE DU CARÊME SAINTE ET GRANDE SEMAINE DE LA PASSION.

Nous allons vivre pas à pas avec le Seigneur les jours qui ont vu sa mort et précédé le triomphe de sa Résurrection. La liturgie nous fait revivre ainsi, chaque année, les derniers messages, les ultimes exemples, le dernier repas, la mort de Notre Seigneur. Elle rend présents de façon mystérieuse chacun des gestes, chacune des paroles du Seigneur, afin que nous soyons en mesure d’y communier et d’en retirer toute la grâce.

Puisque le Seigneur renouvelle mystérieusement pour nous ces événements majeurs de sa vie, soyons attentifs à veiller avec lui avec foi et amour, comme nous y invite la « Prière de l’Époux », chantée le soir des quatre premiers jours de cette Grande Semaine.

Les lectures évangéliques de cette semaine nous redisent les dernières prédications du Maître. Leur thème essentiel est qu’il faut veiller et se tenir prêt pour le retour inopiné du Maître qui doit revenir juger l’univers. Aussi l’Office est-il rempli de cette pensée de la dernière «parousie».

GRAND VENDREDI

« L’office de ce jour a une physionomie unique. L’Église est manifestement mue par la préoccupation de ne pas perdre une circonstance de la passion de son divin Époux. Elle le suit heure par heure et, pour ainsi dire, pas à pas dans la voie sanglante qui l’a conduit au Cénacle, témoin de l’institution de la sainte Eucharistie et de ses suprêmes et plus sublimes enseignements, au Calvaire et au Sépulcre.

C’est là que, tel un athlète qui a vaillamment combattu, il allait se reposer en attendant l’heure d’un triomphe assuré.» (E. Mercenier, La prière des Églises de rite byzantin , t. Il, p. 167).

«En ce jour est suspendu au gibet celui qui a suspendu la terre sur les eaux.

Il est couvert d’une couronne d’épines, le roi des anges.

On revêt d’une pourpre trompeuse celui qui lance le ciel autour des nuées.

Il reçoit des soufflets,

celui qui, dans lejourdain, délivra Adam.

Il est attaché avec des clous, l’Époux de l’Église.

Il est percé d’une lance, le Fils de la Vierge.

Nous adorons tes souffrances, ô Christ.

Montre-nous aussi ta glorieuse Résurrection.» ( 15e Antienne de l’Office des Saintes Souffrances)

2 AVRIL Mémoire de notre saint père TITE LE THAUMATURGE.

Ce saint père, enflammé de l’amour du Christ dès son bas âge, embrassa la vie monastique dans un coenobium. Il se livra si entièrement à l’humilité et à l’obéissance qu’il surpassa en ces vertus tous les frères de sa communauté. Devenu pasteur des brebis du Christ, il montra une douceur, une charité et une compassion comme jamais homme ne l’avait fait avant lui. Il se conserva dès son enfance chaste de corps et d’esprit, comme un ange de Dieu. Aussi fut-il gratifié du don des miracles. Il mourut dans le Seigneur laissant à ses disciples et à ses compagnons d’ascèse un modèle parfait dans ses luttes pour la perfection.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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