Solennité du jour : 3 avril 2026 Vendredi de la Grande Semaine et Mémoire de notre saint père NICÉTAS LE CONFESSEUR, higoumène du monastère de Médicius.

GRAND VENDREDI

Jour aliturgique. En signe de deuil, l’Église ne célèbre pas, en ce jour, la Sainte Liturgie. S’il coïncide avec le 25 mars, fête de l’Annonciation, l’Église byzantine, en raison du rapport chronologique de cette fête avec Noël, estimait jadis que la mémoire de l’Annonciation ne pouvait être transférée. Cependant, depuis un siècle au moins, on renvoie en ce cas l’Annonciation au lundi de Pâques.

Après les Vêpres a lieu la cérémonie de la mise au tombeau du Christ : on porte solennellement en procession Vepitaphios (linge sur lequel est représentée cette scène) et on le dépose au milieu de l’église, où les fidèles viennent le vénérer.

« L’office de ce jour a une physionomie unique. L’Église est manifestement mue par la préoccupation de ne pas perdre une circonstance de la passion de son divin Époux. Elle le suit heure par heure et, pour ainsi dire, pas à pas dans la voie sanglante qui l’a conduit au Cénacle, témoin de l’institution de la sainte Eucharistie et de ses suprêmes et plus sublimes enseignements, au Calvaire et au Sépulcre.

C’est là que, tel un athlète qui a vaillamment combattu, il allait se reposer en attendant l’heure d’un triomphe assuré.» (E. Mercenier, La prière des Églises de rite byzantin , t. Il, p. 167).

«En ce jour est suspendu au gibet celui qui a suspendu la terre sur les eaux.

Il est couvert d’une couronne d’épines, le roi des anges.

On revêt d’une pourpre trompeuse celui qui lance le ciel autour des nuées.

Il reçoit des soufflets,

celui qui, dans lejourdain, délivra Adam.

Il est attaché avec des clous, l’Époux de l’Église.

Il est percé d’une lance, le Fils de la Vierge.

Nous adorons tes souffrances, ô Christ.

Montre-nous aussi ta glorieuse Résurrection.»

( 15e Antienne de l’Office des Saintes Souffrances)

3 AVRIL Mémoire de notre saint père NICÉTAS LE CONFESSEUR., higoumène du monastère de Médicius

Saint Nicétas naquit à Césarée en Bithynie. Élevé par sa grand-mère paternelle, il se fit, jeune encore, le compagnon d’ascèse d’un vieillard, nommé Étienne, qui s’était retiré près d’un torrent au sud de Césarée. Il entra ensuite dans le monastère de Saint Serge Médicius bâti à Brousse par Saint Nicéphore. Il reçut l’ordination sacerdotale des mains de Saint Taraise, patriarche de Constantinople (785-806), puis la consécration d’higoumène par l’imposition des mains de Saint Nicéphore, successeur de Saint Taraise sur le trône de Constantinople (806-815). Sous l’empereur iconoclaste Léon l’Arménien, il fut retenu longtemps dans une prison infecte, puis exilé en Anatolie et enfermé dans la forteresse de Masalaion. Rappelé à Constantinople par l’empereur qui tenta en vain d’ébranler sa foi, il fut de nouveau exilé dans une île de la Marmara, appelée île de Sainte Glycérie. Le Saint y vécut, accablé de souffrances, pendant six longues années, jusqu’en 820, date de la mort de l’empereur Léon. Son successeur, Michel le Bègue, rappela tous les exilés. Saint Nicétas mourut le 3 avril 824.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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