Solennité du jour : 2 avril 2026 Jeudi de la Grande Semaine et Mémoire de notre saint père Tite le Thaumaturge

GRAND JEUDI

La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres et l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître et qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

À Jérusalem, dans la première moitié du IVe siècle, selon le témoignage d’Éthérie, une double Liturgie était célébrée dans l’après-midi de ce jour : une première Liturgie vers 2 h. de l’après-midi, au Martyrion, en face de Pédicule du Saint- Sépulcre, et une seconde, vers 4 h., sur le Calvaire même. En mémoire de la Cène, au cours de cette seconde célébration, tout le peuple communiait. Vers 7 h. du soir, on se réunissait à la basilique de l’Eléona, sur le Mont des Oliviers, d’où partait une procession vers le Calvaire, en faisant des stations aux églises de l’Ascension et de Gethsémani.

Au Xe siècle, à Jérusalem également, trois cérémonies marquaient déjà le Jeudi-Saint : la consécration solennelle du Myron ou Saint-Chrême, la Liturgie de S. Jacques et le lavement des pieds. La procession de la nuit suivait le même trajet qu’au IVe siècle, mais en faisant deux nouvelles stations après Gethsémani : l’une à Saint -Pierre « où fut la maison de Caïphe », l’autre à Sainte-Sophie « où fut la maison de Pilate ». Cette procession, au cours de laquelle ou chantait 14 antiennes, semble être à l’origine de la pratique actuelle du chemin de la Croix.

TROPAIRE Mode 8

A l’heure même où les disciples glorieux au « baptistère » de la Cène furent tous illuminés, l’impie Judas, pressé par la fièvre de l’argent, au même instant s’enfonça dans les ténèbres et te livra aux juges iniques, toi le Juge juste et bon. O mon âme, si tu recherches l’argent, regarde où va se pendre celui qui l’aime tant ; détourne-toi de l’avarice de Judas qui ose un tel forfait envers le Maître qu’il trahit. Toi qui es bon pour tous les hommes, Seigneur, gloire à toi.

2 AVRIL Mémoire de notre saint père TITE LE THAUMATURGE.

Ce saint père, enflammé de l’amour du Christ dès son bas âge, embrassa la vie monastique dans un coenobium. Il se livra si entièrement à l’humilité et à l’obéissance qu’il surpassa en ces vertus tous les frères de sa communauté. Devenu pasteur des brebis du Christ, il montra une douceur, une charité et une compassion comme jamais homme ne l’avait fait avant lui. Il se conserva dès son enfance chaste de corps et d’esprit, comme un ange de Dieu. Aussi fut-il gratifié du don des miracles. Il mourut dans le Seigneur laissant à ses disciples et à ses compagnons d’ascèse un modèle parfait dans ses luttes pour la perfection.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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