Solennité du jour : 25 décembre 2020

25 DECEMBRE NATIVITE SELON LA CHAIR DE NOTRE SEIGNEUR, DIEU ET SAUVEUR, JESUS CHRIST.

« L’an depuis la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre 5508, d’après la chronologie de l’Eglise Orientale ; depuis le déluge 2957 ; depuis la naissance d’Abraham 2015 ; depuis Moïse et la sortie du peuple d’Israël de l’Egypte 1510 ; depuis que David fut sacré roi 1032 ; la soixantième semaine suivant la prophétie de Daniel ; la 42ème année de l’empire d’Octave Auguste ; la 33ème année du règne d’Hérode l’Iduméen, le sceptre étant sorti de Juda, selon la prophétie de Jacob ; la terre entière étant en paix, Jésus-Christ, Dieu éternel, Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde par son saint avènement, naquit à Bethléem de Juda.

Les Mages, guidés par une étoile, vinrent adorer l’Enfant Dieu. Des bergers qui faisaient paître leurs troupeaux, furent avertis de la naissance de leur Sauveur par une troupe d’esprits célestes qui chantaient dans le ciel : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

A Jésus, Notre Sauveur, gloire et louange dans les siècles des siècles. » (D’après le Martyrologe romain).

La naissance de Notre Seigneur Jésus Christ fut commémorée liturgiquement tout d’abord en Egypte, où on la célébrait dans la nuit du 5 au 6 janvier. Elle faisait place, dans les milieux chrétiens à la nativité de l’Ayôn, dieu d’Alexandrie, que les païens fêtaient au solstice d’hiver, fixé au 6 janvier selon le calendrier égyptien établi par Amenemhet Ier, vers 1991 avant Jésus-Christ. Dans la suite, la date du solstice d’hiver fut déplacée au 25 décembre, et c’est ce jour-là que les Romains célébraient le « Natalis solis invicti », fête instituée en 274 après Jésus Christ par l’empereur Aurélien. Dans d’autres régions de l’empire, on célébrait des fêtes similaires à la même date. Par exemple à Pétra, les Arabes Nabatéens avaient la nativité de leur dieu Doussarès. Les Hébreux célébraient la nouvelle dédicace du temple le 25 du mois de Kislem, qui correspondait aussi au solstice d’hiver.

            La Nativité de Jésus était en fait commémorée, en Orient comme à Rome, dès le début du IVème siècle, mais elle était incluse dans la grande fête de l’Epiphanie, qui n’était pas une commémoration historique, mais avant tout une fête d’idée : les Théophanies, c’est-à-dire les diverses « manifestations » du Christ : sa nativité, sa manifestation aux mages, son baptême. Il en est encore ainsi aujourd’hui dans le rite copte.

            C’est donc d’abord à Rome qu’on en fit une fête séparée du 6 janvier, et fixée au 25 décembre, sans aucun doute pour « baptiser » la fête du Soleil dont nous avons parlé plus haut. A quelle date faut-il placer cette institution ? Elle était certainement établie en 354, peut-être même dès la conclusion du concile d’Ephèse en 431. Mais si Rome fut la première à séparer la Nativité des Epiphanes, c’est à la liturgie de Jérusalem qu’elle emprunte le cadre de ses cérémonies, ainsi qu’un grand nombre de prières. Jérusalem célébrait l’Epiphanie comme le jour de Pâques, par deux sacrifices eucharistiques : l’un après la veillée, au milieu de la nuit, à la basilique de Bethléem, l’autre, au jour, dans le Martyrion du Saint-Sépulchre. A Rome aussi on célébra l’Eucharistie d’abord au milieu de la nuit, à Sainte-Marie Majeure, puis, le jour, au tombeau de Saint Pierre. Plus tard, on y ajouta une troisième messe. D’autres emprunts de Rome à l’Epiphanie orientale sont assez évidents.

            A Antioche, la fête de Noël fut introduite, pour la première fois en Orient, par Saint Jean Chrysostome lui-même, comme il l’atteste dans son homélie pour le jour de la Nativité du Sauveur. Elle fut dès le début, beaucoup plus qu’à Rome, une solennité commémorative d’un fait historique. On y insista avant tout sur la merveille de la naissance virginale. Cette idée inspira une partie considérable des chants de l’office, sans doute en répercussion du Concile d’Ephèse ; elle ne tarda pas à provoquer l’établissement d’une fête concomitante spéciale de la mère de Dieu, le 26 décembre, fête d’idée commune aux rites byzantin et syrien.

            Ce n’est que plus tard que le caractère populaire et poétique de la fête orientale passa en Occident où elle devait prendre, surtout par l’influence de Saint François d’Assise, une place fort importante dans le folklore des pays latins : importance telle que fête de Noël y est devenue en fait la plus grande après Pâques, et qu’elle a supplanté sur ce point l’Epiphanie, qui ne resta plus que la fête de l’adoration des mages (alors qu’en Orient, l’adoration des mages est liée à la naissance du Sauveur et se commémore le 25 décembre).

TROPAIRE DE NOËL Mode 4

Ta Nativité, Christ notre Dieu, a fait luire dans le monde la lumière de la Connaissance. En elle, les adorateurs des astres apprirent d’un astre à t’adorer, Soleil de justice, et à te reconnaitre comme l’Orient venu d’en-haut. Seigneur, gloire à toi !

HYPAKOÏ Mode 8

Petit enfant couché dans une crèche, le ciel a convoqué par un astre et conduit vers toi les Mages, ces prémices des nations, qui furent stupéfaits de voir, non des sceptres et des trônes, mais une extrême pauvreté. Quoi de plus modeste, en effet, qu’une grotte ? Quoi de plus humble que les langes, dans lesquelles cependant a resplendi la richesse de ta divinité. Seigneur, gloire à toi !

KONDAKION DE NOËL Mode 3

En ce jour la Vierge enfante l’Etre transcendant. La terre présente une grotte au Dieu inaccessible. Les Anges chantent sa gloire avec les bergers. Les Mages cheminent avec l’astre. Car pour nous vient de naître un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby.

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