Solennité du jour : 24 avril 2022 DIMANCHE APRES PAQUES, DE L’APOTRE SAINT THOMAS

DIMANCHE DE L’APÔTRE S. THOMAS (dimanche après Pâques)

Ce dimanche est ainsi appelé en raison de l’Évangile, lu à la Sainte Liturgie, qui rappelle la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dès qu’il eut reconnu son Rédempteur. En raison des circonstances de l’apparition, il est appelé aussi « dimanche des portes fermées. » On l’appelle plus souvent « le dimanche du renouveau. »

À ce dimanche commence le cycle de l’Octoèque ou des 8 modes de la musique ecclésiastique byzantine.

TROPAIRE Mode 7.

Bien que le sépulcre fût scellé, tu es sorti du tombeau, ô Christ Dieu, notre Vie. Les portes étant bien closes, tu t’es présenté aux disciples, toi la Résurrection de tous, renouvelant en nous par leur intermédiaire l’Esprit de droiture, selon ta grande miséricorde.

Thomas n’avait pas eu plus confiance en Pierre que les autres apôtres n’avaient cru les saintes femmes. Mais lorsqu’ils furent convaincus par l’évidence même du fait, Thomas demeura récalcitrant, croyant les autres victimes d’hallucination. Il voulait toucher les blessures du Seigneur, il ne se fiait qu’à lui-même.

Apprenons à avoir pour ceux qui doutent la même indulgence que le Christ. Sept jours durant, il abandonna Thomas à ses dénégations obstinées. Puis, il daigna satisfaire sa curiosité. Et c’est à Thomas, l’incrédule, qu’échappa le premier acte de foi explicite en la divinité du Ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Mais, heureux, dit Jésus, ceux qui croient sans avoir vu. Thomas lui-même en était. Comme l’a très bien dit S. Grégoire, ayant vu l’humanité glorieuse de Jésus, il a cru à sa divinité, ce qui est le véritable acte de foi.

La foi était plus facile aux apôtres, qui avaient joui de la présence du Seigneur. Mais nous ne devons pas oublier que le Seigneur nous a promis, à nous aussi, sa présence intérieure, en compagnie du Père et du Saint Esprit, présence qui rend la foi plus facile et plus douce.

24 AVRIL Mémoire de notre sainte mère ÉLISABETH la Thaumaturge,

et du saint martyr SABAS le Goth.

Sainte Élisabeth vécut dans un des monastères de Constantinople à une date incertaine.

Saint Sabas vécut sous le règne de Valens, empereur d’Orient. Il était originaire du pays des Goths. Chrétien dès son enfance, il refusa de goûter aux sacrifices offerts aux idoles, et empêcha même ceux qui voulaient le faire. Il exposa devant eux la foi chrétienne, en convertit un grand nombre, et les baptisa. Les idolâtres se soulevèrent et l’expulsèrent violemment de la ville. Quelque temps après, le chef des Goths, Athanarique, persécuta les chrétiens et maltraita tous ceux qui confessaient la foi au Christ Dieu. Sabas fut saisi, lié sur l’essieu d’un char et suspendu aux poutres de sa maison. Ayant refusé de goûter aux sacrifices des idoles, on le conduisit près du fleuve Mousaion, on lui attacha un lourd morceau de bois au cou et on le jeta à l’eau. Il y périt, le 13 avril 372, à l’âge de 38 ans.

TROPAIRE Mode 8

En toi. Mère, s’est conservée sans défaut la divine image. Prenant ta croix, tu as suivi le Christ. Par tes propres œuvres, tu as enseigné à mépriser la chair qui passe et à s’occuper de l’âme, créature immortelle. Aussi ton âme, ô Bienheureuse Elisabeth, se réjouit-elle avec les anges.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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