Solennité du jour : 1er mai 2021 SAMEDI DU PARALYTIQUE

QUATRIEME SEMAINE DE PAQUES

SAMEDI DU PARALYTIQUE (4e dimanche de Pâques)

La guérison du Paralytique de la Piscine de Bézatha eut lieu, semble-t-il, à la fête de la Pentecôte (juin) de l’an 29, à la piscine du quartier de Bézatha, ou Bethesda, à côté de la piscine (ou porte) «probatique». La piscine était un vaste quadrilatère de 120 m. sur 60, divisé en deux bassins par un portique central et entouré de quatre « autres portiques. Des malades de toutes sortes encombraient les portiques, non seulement parce que c’était un lieu de réunion de foules — bonnes occasions pour solliciter la charité publique : dans le pays, invalide est, hélas ! trop souvent synonyme de mendiant —, mais aussi parce qu’ils espéraient — avec plus ou moins de raison — recouvrer leur guérison en se baignant au moment et à l’endroit où les eaux étaient mises en mouvement. Les fouilles ont démontré qu’il n’y avait là aucune source thermale. Le bouillonnement intermittent provenait vraisemblablement d’un écoulement d’eau plus pure, retenu d’ordinaire par une vanne.

La grande leçon du miracle est l’inlassable miséricorde de Jésus. Les misères sont sans nombre. Mais que de gens avaient passé à côté d’un œil distrait et insouciant ! Cela ne les regardait pas. D’autres s’en déchargeaient sur la Providence, qui veut punir, pensaient-ils, ces malheureux de péchés personnels ou ancestraux. D’autres « se retiraient » du monde pour ne pas voir la misère : les pauvres sont tellement gênants. Notre Seigneur, lui, n’est jamais absent là où il y a de la misère.

Jésus, contrairement à nous, a des moyens puissants. Nous autres, fussions-nous millionnaires ou thaumaturges, nous n’enlèverions pas toute misère, nous ne guéririons pas toute maladie. La misère sera toujours là.

Jésus nous demande au moins de compatir. Tous ceux qui souffrent ont droit à nous voir souffrir avec eux. Si le malheur n’en est pas pour cela moindre, les malheureux, eux, semblent soulagés. Ne passons jamais distraits devant la souffrance humaine. Toute souffrance nous regarde.

KONDAKION DU PARALYTIQUE Mode 3

Dans ta divine providence. Seigneur, relève mon âme misérablement enchaînée par toutes sortes de péchés et de dérèglements, comme tu as relevé jadis le paralytique, afin que, sauvé, je te crie : « Christ miséricordieux, gloire à ta puissance. »

1ER MAI Mémoire du saint prophète JÉRÉMIE.

Jérémie était fils d’Helcias, de la tribu sacerdotale, de la ville d’Anathoth, au pays de Benjamin. Il naquit au début du Vile siècle avant Jésus Christ et prophétisa durant plus de quarante ans, de 626 à 586 environ. Lors de la dernière captivité du peuple juif sous Sédécias en 587, un petit nombre de juifs ayant été laissés en Palestine pour travailler la terre, Jérémie resta avec eux, pleurant et gémissant sur l’inexorable dévastation de Jérusalem et sur la servitude où étaient réduits ses compatriotes. Mais ce petit reste s’étant de nouveau soulevé et craignant la répression des Chaldéens, ils s’enfuirent en Égypte, entraînant avec eux par force Jérémie et Baruch, son disciple et son scribe.

Jérémie ayant prophétisé là contre l’Égypte et les autres nations, ses compatriotes le lapidèrent à Taphanès, au témoignage d’une ancienne tradition chrétienne, ne pouvant souffrir plus longtemps la vérité de ses discours et ses justes blâmes. Ses prophéties et ses Lamentations occupent le deuxième rang dans la série des grands prophètes.

Dans le courant du mois de mai, on se trouve en occurrence avec la période du Pentecostaire. Les Tropaires des Saints s’ajoutent à ceux qui sont demandés par le Pentecostaire, les jours sur semaine. Pour le dimanche, les fêtes de Ve classe sont négligées.

TROPAIRE Mode 2

Célébrant la mémoire de ton prophète Jérémie, nous te supplions. Seigneur, par son intercession, de sauver nos âmes.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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