Solennité du jour : 2 mai 2022 LUNDI DES MYROPHORES

TROISIEME SEMAINE DE PAQUES: LUNDI DES MYROPHORES

L’Église veut honorer, ce jour, la piété, le dévouement, la fidélité et le courage des Myrophores (porteurs des parfums) qui ont embaumé le corps du Seigneur. Il peut paraître étrange que l’Église consacre un dimanche spécial à honorer la mémoire des saintes femmes. Et pourtant que de leçons nous donnent elles !

Elles furent des premières à suivre Jésus. Certaines étaient de l’aristocratie, telle Jeanne, épouse de Chusa. Elles soutenaient la troupe apostolique de leurs services et de leurs ressources : beau et sublime rôle de la femme chrétienne, à qui il n’est généralement pas demandé d’enseigner. Mais que ferait-on sans elle ?

Elles furent fidèles dans la reconnaissance. De Marie de Magdala, Jésus avait chassé sept démons. Elle s’attacha au Christ.

Elles furent fidèles dans l’amitié. L’échec apparent de Notre Seigneur ne les arrête pas. Elles sont toutes là au pied de la Croix, avec Marie et Jean, tandis que les disciples se tenaient loin. Elles ne craignent pas les sarcasmes de la foule. Elles veulent partager l’ignominie du Sauveur.

Elles furent fortes dans l’amitié. Elles continuent leur service quand même. Elles veulent aller jusqu’au bout de leur service. L’ensevelissement hâtif du vendredi soir ne les satisfait pas. Elles préparent une toilette plus digne et attendent avec impatience la fin du sabbat. Elles n’ont jamais douté dejésus.

Elles furent tendres dans l’amitié. De combien de larmes n’ont-elles pas arrosé ce corps inanimé de leur Sauveur ! Marie de Magdala surtout, pleurant à l’entrée du Sépulcre. Jésus lui apparaît, la première, après sa mère. Elle étreint ses pieds. Elle croit aussitôt à Résurrection. Tout le cœur d’une femme est là, mais un cœur touché et dirigé par la grâce.

Ces saintes femmes sont les modèles de l’apostolat féminin dans l’Église.

TROPAIRE DE JOSEPH D’ARIMATHIE Mode 2.

Le noble Joseph, ayant descendu de la croix ton corps immaculé, l’enveloppa d’un linceul blanc avec des aromates et le coucha avec soin dans un tombeau neuf ; mais tu es ressuscité le troisième jour. Seigneur, au monde grande miséricorde.

TROPAIRE DES SAINTES FEMMES Mode 2

Se tenant près du tombeau, l’ange dit aux pieuses Myrophores : « La myrrhe convient aux morts ! Le Christ, lui, est incorruptible. Chantez plutôt : Le Seigneur est ressuscité, faisant au monde grande miséricorde. »

KONDAKION DES MYROPHORES Mode 2.

Ayant dit aux Myrophores « Réjouissez-vous », tu as fait cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, les gémissements d’Eve, notre première mère. Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : « Le Sauveur est ressuscité du tombeau. »

2 MAI Translation des reliques de notre saint père ATHANASE LE GRAND.

Saint Athanase naquit probablement à Alexandrie, vers l’an 295 II fut instruit aussi bien dans la littérature profane que dans la connaissance des Saintes Écritures. Il témoigne lui-même avoir été disciple de Saint Antoine le Grand. Selon certains, il aurait été ordonné lecteur par l’archevêque Alexandre en 312, et diacre en 318, Il accompagna en 325 son évêque Alexandre au premier concile oecuménique de Nicée. A la mort d’Alexandre, survenue le 17 avril 328, il fut élu pour lui succéder le 8 juin suivant. Il surpassa tous ses contemporains par son zèle et par sa doctrine de l’Homoousios. Accusé par les ariens, il fut d’abord innocenté à Nicomédie par l’empereur Constantin en 332 ; mais après le faux synode de Tyr de 335, il fut exilé par le même Constantin à Trêves en Gaule, puis rendu à son siège par Constance II, fils de Constantin, en 337. Chassé par l’intrus Grégoire de Cappadoce en 339, il se réfugia auprès de Saint Jules, évêque de Rome, et fut innocenté une première fois au synode tenu à Rome vers 340/341, et une deuxième fois au synode de Sar- dique en 342 ou 343. A la mort de l’intrus Grégoire (345), le Saint remonta sur son siège en 346, confirmant la foi orthodoxe dans toute l’Égypte. Déposé de nouveau en 356 par l’empereur arien Constance, il demeura néanmoins en cachette en Égypte. Quand Julien l’Apostat monta sur le trône impérial en 362, il rentra à Alexandrie pour être de nouveau exilé par Julien, puis par Valens en 365. Il se reposa de ses grandes peines le 2 mai 373 ; il avait passé en exil 17 ans, 6 mois et 20 jours.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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