Solennité du jour : 12 mai 2022 JEUDI DU PARALYTIQUE

QUATRIEME SEMAINE DE PAQUES

JEUDI DU PARALYTIQUE

La guérison du Paralytique de la Piscine de Bézatha eut lieu, semble-t-il, à la fête de la Pentecôte (juin) de l’an 29, à la piscine du quartier de Bézatha, ou Bethesda, à côté de la piscine (ou porte) «probatique». La piscine était un vaste quadrilatère de 120 m. sur 60, divisé en deux bassins par un portique central et entouré de quatre « autres portiques. Des malades de toutes sortes encombraient les portiques, non seulement parce que c’était un lieu de réunion de foules — bonnes occasions pour solliciter la charité publique : dans le pays, invalide est, hélas ! trop souvent synonyme de mendiant —, mais aussi parce qu’ils espéraient — avec plus ou moins de raison — recouvrer leur guérison en se baignant au moment et à l’endroit où les eaux étaient mises en mouvement. Les fouilles ont démontré qu’il n’y avait là aucune source thermale. Le bouillonnement intermittent provenait vraisemblablement d’un écoulement d’eau plus pure, retenu d’ordinaire par une vanne.

La grande leçon du miracle est l’inlassable miséricorde de Jésus. Les misères sont sans nombre. Mais que de gens avaient passé à côté d’un œil distrait et insouciant ! Cela ne les regardait pas. D’autres s’en déchargeaient sur la Providence, qui veut punir, pensaient-ils, ces malheureux de péchés personnels ou ancestraux. D’autres « se retiraient » du monde pour ne pas voir la misère : les pauvres sont tellement gênants. Notre Seigneur, lui, n’est jamais absent là où il y a de la misère.

Jésus, contrairement à nous, a des moyens puissants. Nous autres, fussions-nous millionnaires ou thaumaturges, nous n’enlèverions pas toute misère, nous ne guéririons pas toute maladie. La misère sera toujours là.

Jésus nous demande au moins de compatir. Tous ceux qui souffrent ont droit à nous voir souffrir avec eux. Si le malheur n’en est pas pour cela moindre, les malheureux, eux, semblent soulagés. Ne passons jamais distraits devant la souffrance humaine. Toute souffrance nous regarde.

KONDAKION DU PARALYTIQUE Mode 3

Dans ta divine providence. Seigneur, relève mon âme misérablement enchaînée par toutes sortes de péchés et de dérèglements, comme tu as relevé jadis le paralytique, afin que, sauvé, je te crie : « Christ miséricordieux, gloire à ta puissance. »

12 MAI Mémoire de nos saints pères ÉPIPHANE,

évêque de Chypre, et de Saint GERMAIN, archevêque de Constantinople.

Saint Épiphane naquit vers 315 à Besanduc, petit bourg de Palestine, non loin d’Éleuthéropolis (Beit-Djibrin). Il embrassa la vie monastique sous la direction de Saint Hilarion, puis en Égypte. Il fonda un monastère où il groupa beaucoup de disciples sous sa direction. Il apprit l’hébreu, le copte, le syriaque, le grec et le latin, ce qui le fit surnommer le « Pentaglotte ». Il fut élu vers 367 évêque de Constantia, l’ancienne Salamine, dans l’île de Chypre. Il prêcha en 394 à Jérusalem contre l’Origénisme. Trompé par Théophile, archevêque d’Alexandrie, il vint à Constantinople mais, y ayant suscité des ennuis à Saint Chrysostome, il dut s’embarquer aussitôt pour Chypre et rendit son âme à Dieu durant le trajet, le 12 mai 403. De toutes ses œuvres, la plus estimée est sans contredit le « Panarion » ou « Boîte à remèdes » contenant la démonstration des vérités de la foi et la réfutation de 80 hérésies.

Saint Germain naquit à Constantinople sous l’empereur Héraclius (640-641). Son père, le patrice Justinien, était un homme illustre qui avait occupé de hautes fonctions politiques dans l’empire. Il fut mis à mort par le petit-fils d’Héraclius sous prétexte qu’il convoitait la couronne impériale, et son fils Germain fut mutilé et placé parmi le clergé de la Grande Église, en 668. Le Saint mérita par sa belle conduite d’être ordonné métropolite de Cyzique, vers 705/706, puis d’être promu en 715 au siège de Constantinople. Voyant l’empereur Léon l’Isaurien ardent à détruire les saintes Icônes, après avoir essayé en vain, par ses paroles et ses exhortations, de le détourner de son hérésie, le Saint déposa son Homophorion sur la Table Sainte et se retira en 730 dans sa maison privée. Il mourut vers 733, à un âge avancé, ayant dépassé les 91 ans. Il fut également hymnographe, témoin les nombreux stichères idiomèles signés de lui.

TROPAIRE Mode 4

Dieu de nos Pères, qui nous traites toujours selon ta clémence, ne détourne pas de nous ta pitié, mais, par leurs supplications, dirige en paix notre vie.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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