JEUDI DE LA FÊTE-DIEU
Cette fête est, dans le rite byzantin, propre à l’Eglise melkite catholique. Instituée en Occident en 1264 par le Pape Urbain IV, elle se répandit chez nous dans la première moitié du XVIIIème siècle. Le Patriarche Maximos Hakim et le Père Nicolas Sayegh, Supérieur Général de l’Ordre de St-Jean de Chouèir et célèbre poète de la renaissance littéraire arabe, en composèrent l’office. Le canon qui est dit en ce jour à l’Orthros est le canon byzantin de l’office de préparation à la communion.
Tropaire propre, t.1
Le Christ, après avoir aimé les siens, les aima jusqu’au bout en leur donnant son Corps et son Sang en nourriture et en breuvage. Nous, à présent, nous les adorons avec crainte et piété et leur disons : Gloire à ta présence ô Christ, gloire à ta tendresse, gloire à ta condescendance, ô Ami des hommes, toi seul.
Kondakion, t. 2
O Christ, ne t’indigne pas si je vais prendre le Pain du ciel, ton divin Corps et ton Sang ; puisse la communion du misérable que je suis à tes redoutables Mystères immaculés ne pas devenir mon jugement mais qu’elle me procure, Seigneur, l’immortalité, l’éternelle vie.
Ikos
Le Christ, Grand-Prêtre éternel qui a orné la table du Cénacle, orne à présent cette sainte Table et, lui qui a accompli le saint Sacrifice, alors, l’achève ici aussi, dans la personne du prêtre officiant. Le sacrifice mystique est le même, car celui qui agit est le Christ notre Dieu. Et nous, à présent, nous l’adorons en disant : « Agneau de Dieu immolé et immolant l’hostie éternelle, affermis-nous dans la foi droite et donne-nous, en tout temps, la grâce qui nous rend dignes de recevoir tes redoutables Mystères. Que cela nous soit profitable pour la vie éternelle.
4 JUIN Mémoire de notre saint père METROPHANE, évêque de Constantinople.
Saint Métrophane fut évêque de Byzance vers 306 ou 307 et mourut le 4 juin 314. D’après certains, il aurait été évêque de Byzance en 320, et aurait envoyé en 325 un représentant au premier concile oecuménique de Nicée, son grand âge l’ayant empêché d’y assister en personne. En tout cas, il faut remarquer que les canons Triadiques qui, dans l’Octoèque, portent le nom de Métrophane, sont d’un autre Métrophane, évêque de Smyrne, qui vécut vers le milieu du IXe siècle, au temps du patriarche Photius.
TROPAIRE Mode 4.
La vérité de tes œuvres, ô Père et Pontife Métrophane, t’a rendu pour ton troupeau règle de foi, modèle de douceur, maître de tempérance. Aussi as-tu obtenu, par ton humilité, l’exaltation, par ta pauvreté, la richesse. Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby