Solennité du jour : 22 juin 2022, octave de la Fête-Dieu et Mémoire du saint hiéromartyr EUSÈBE, évêque de Samosate

Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Cette fête est, dans le rite byzantin, propre à l’Église melkite catholique. Instituée en Occident en 1264 par le Pape Urbain IV, elle se répandit chez nous dans la première moitié du XVIIle siècle. Le Patriarche Maximos Hakim et le Père Nicolas Sayegh, Supérieur Général de l’Ordre de St-Jean de Chouéir et célèbre poète de la renaissance littéraire arabe, en composèrent l’office, selon le type et l’inspiration des fêtes du Seigneur, donnant par là un modèle précieux de ce que pourrait être l’introduction harmonieuse de nouvelles fêtes dans le rite byzantin.

TROPAIRE Mode 1.

Le Seigneur, ayant aimé les siens, les aima jusqu’à la fin. Il leur donna son corps et son sang en nourriture et en breuvage. Maintenant, nous les adorons tous les deux, les honorant avec respect, et nous disons avec piété :« Gloire à ta présence, ô Christ ! Gloire à ta miséricorde ! Gloire à ta tendresse, toi qui seul aimes les hommes !»

KONDAKION Mode 2.

Ô Christ, ne considère pas avec dédain que je prenne pour nourriture ton corps et ton sang divin ; et que ma communion ne soit pas pour ma condamnation, à moi misérable, mais pour la vie éternelle et sans fin.

22 JUIN Mémoire du saint hiéromartyr EUSÈBE, évêque de Samosate.

Saint Eusèbe devint évêque de Samosate, près de l’Euphrate, vers la fin du règne de l’empereur arien Constance, fils du Grand Constantin, en 361. Eudoxe d’Antioche ayant été transféré à Constantinople en 360, un synode se réunit en présence de l’empereur qui transféra Saint Mélèce, ancien évêque de Sébaste, de Bérée sur le siège d’Antioche. Le nouvel évêque s’abstint d’abord de parler de questions dogmatiques, se contentant d’offrir à ses auditeurs un enseignement moral. Puis il prit fermement parti pour la foi de Nicée et enseigna l’Homoousios. Informé du fait, l’empereur le condamna à l’exil et menaça Saint Eusèbe de lui couper la main droite s’il ne livrait pas l’acte d’élection de Saint Mélèce qu’il tenait en sa possession. Eusèbe tendit les deux mains à la fois et dit qu’il préférait volontiers les voir couper que de livrer l’acte demandé et de trahir par là l’orthodoxie. En 370, il participa à l’élection sur le siège de Césarée de Saint Basile, auquel il manifesta toujours une tendre amitié. L’empereur arien Valens, successeur de Constance et de Julien, le déposa en 374 et l’exila en Thrace, près du fleuve d’Istre. Ayant appris le manque de pasteurs dont souffraient beaucoup d’Églises, il traversa, déguisé en soldat et la tête couverte d’une tiare, la Syrie, la Phénicie et la Palestine, ordonnant partout prêtres et diacres, subvenant aux autres besoins de l’Église et plaçant à la tête des Églises vacantes les évêques orthodoxes qu’il rencontrait. Mais, après la mort de Valens, le très pieux empereur Théodose lui rendit son siège en 378. Il ordonna un grand nombre d’évêques orthodoxes. Le dernier qu’il ordonna fut Maris, évêque de Dolichée ; au moment d’entrer dans cette ville, une arienne fanatique lui lança une brique du haut d’une terrasse, qui lui brisa le crâne et l’envoya bientôt dans une meilleure vie, en 379/380. En mourant, le Saint fit promettre avec serment à son entourage qu’aucun châtiment ne serait infligé à sa meurtrière.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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