Solennité du jour : 2 février 2021

2 FEVRIER HYPAPANTE DE NOTRE SEIGNEUR DIEU

ET SAUVEUR JESUS CHRIST.

La fête de l’Hypapante ou de la Présentation est née à Jérusalem. Nous en connaissons la célébration telle qu’elle se faisait en cette ville au IVème siècle, par le récit du pèlerinage d’Ethérie. De Jérusalem la fête se répandit dans toute l’Eglise. En Occident on en a conservé jusqu’à nos jours la procession solennelle et la bénédiction des cierges que l’on faisait déjà à Jérusalem au IVème siècle.

            Cette fête, qui clôt le cycle de la Nativité, nous rappelle qu’au 40ème jour après la naissance de son Enfant « premier-né », Marie le porta au temple, selon la loi de Moïse, pour y être offert au Seigneur et racheté par le sacrifice de deux tourterelles ou deux petits de colombe (Luc 2,22-37). « Aujourd’hui celui qui donna jadis la Loi à Moïse s’abaisse devant les préceptes de la Loi, s’étant pour nous fait semblable à nous dans son amour des hommes… » (Vêpres). Le Verbe divin s’abaisse ainsi parce qu’il est vraiment homme et qu’il en subit les lois : « Toi qui reproduis fidèlement l’empreinte de Celui qui t’engendre avant les siècles, tu t’es revêtu par compassion de la faiblesse des mortels » (Ode VI).

            Mais cet abaissement est aussi la première rencontre officielle de Jésus avec son peuple, en la personne de Siméon. C’est pourquoi la fête s’appelle « Hypapante » (Rencontre). « Celui que… les anges supplient avec tremblement est reçu ici-bas dans les bras corporels de Siméon, et celui-ci proclame l’Union de la divinité avec les hommes » (Grandes Vêpres). La Vierge aujourd’hui accompagne l’Enfant dans sa première offrande au Père, mais elle l’accompagnera aussi jusqu’à la réalisation de son Sacrifice pour l’humanité : « Et toi, Immaculée, annonça Siméon à la Mère de Dieu, un glaive percera ton cœur lorsque tu verras en croix ton Fils… » (Ode VII).

            Les hymnographes n’ont pas d’expressions assez belles pour louer le rôle de la Vierge qui s’associe ainsi à l’œuvre de son Fils. « Orne ta chambre nuptiale, Sion, et reçois le Christ-Roi ; embrasse Marie, la porte du ciel, car elle apparaît semblable au trône des Chérubins. Elle porte le Roi de Gloire. La Vierge est une nuée de lumière portant sans sa chair son Fils né avant l’étoile du matin… » (Grandes Vêpres).

            Porte du ciel, elle l’est, certes, puisqu’elle fait entrer parmi nous celui dont nous ne pouvons approcher, et qui nous libère. C’est ce qu’exprime l’Eglise par la bouche de Siméon : « Je te demande maintenant ma libération, ô toi mon Créateur, car je t’ai vu, ô Christ, ma lumière et mon salut » (Ode IX). Et le vieillard se fait le prophète de la joie qui vient : « Je m’en vais réjouir Adam enfermé aux enfers et annoncer à Eve la bonne nouvelle » (Ode VII).

            Aujourd’hui, avec l’Eglise, « allons nous aussi, au son des chants inspirés, à la rencontre du Christ et accueillons celui dont Siméon a vu le salut » (Grandes Vêpres).

TROPAIRE DE LA FÊTE Mode 1

Salut, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Réjouis-toi, toi aussi, juste vieillard, qui as reçu dans tes bras celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.

KONDAKION DE LA FÊTE Mode 1

O toi qui as sanctifié par ta naissance le sein virginal et qui as béni, comme il le fallait, les mains de Siméon, tu nous as maintenant sauvés en nous devançant, Christ Dieu. Garde en paix notre nation. Affermis les chefs que tu as aimés, toi seul ami des hommes.

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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