Solennité du jour : 12 juin 2022, Dimanche de la TOUSSAINT

DIMANCHE DE LA TOUSSAINT (1er dimanche après la Pentecôte)

Avant l’introduction de la Fête-Dieu dans l’Église Melkite, la Toussaint clôturait le temps pascal. Elle vient bien à sa place, après la Pentecôte, car toute sainteté est le fruit de l’Esprit.

L’Église nous invite à honorer en ce jour les différentes catégories de saints et à nous rappeler par là ce qu’est la sainteté elle-même.

À l’état initial, la sainteté se confond avec la charité surnaturelle, ou, si l’on veut, avec la justification. En ce sens, tous ceux qui sont en état de grâce sont des saints ou, mieux, des sanctifiés.

A un titre supérieur, sont des saints ceux qui sont conscients de la grâce qui est en eux. Ainsi S. Paul appelle indifféremment « saints » tous les croyants.

Mais, au sens habituel, la sainteté est la perfection de la charité.

Il est évident que la charité est le seul élément commun par lequel nous puissions définir toute sainteté, car rien de ce qu’a pratiqué tel ou tel saint ne paraît essentiel à la sainteté à part la charité qui est la mesure et la forme de tout progrès spirituel.

Certains saints, par leur état de vie, se rapprochent tellement de nous qu’ils ont eu, pour ainsi dire, à mener la même vie que la nôtre. Nous n’avons presque pas d’effort de transposition à faire.

Ce n’est pourtant pas le cas le plus fréquent : car l’expérience religieuse d’un chacun est unique, comme sa personnalité et la grâce qui lui est donnée. Tant d’éléments individuels la caractérisent : origine, milieu, études, activités, etc… Les circonstances de temps et de lieu sont si variables et les besoins de la société si divers que la grâce aussi doit se diversifier. D’où naît le danger de limitation littérale.

Chacun de nous a sa propre sainteté à faire , avec la grâce de Dieu.

L’exemple des saints nous instruit, en nous suggérant bon nombre d’exemples ; il nous pousse, en nous encourageant ; il nous obtient des grâces. Mais l’essentiel est de collaborer avec la grâce, présente pour façonner en nous la stature parfaite du Christ en restant fidèles à son Esprit.

TROPAIRE DE TOUS LES SAINTS Mode 4.

Revêtue, comme de pourpre et de lin fin, du sang de tous ceux qui, dans le monde entier, furent tes témoins, ton Église te crie par eux, ô Christ Dieu : « Montre à ton peuple ta compassion ; à ton État accorde la paix, et à nos âmes fais grande miséricorde. »

12 JUIN Mémoire de nos saints pères ONUPHRE et PIERRE ermite au Mont Athos.

Saint Onuphre, originaire d’Égypte, vécut vers le IVe ou Ve siècle, dans un coenobium d’Hermopolis de Thèbes. Ayant entendu le récit de la vie du prophète Elie et de Saint Jean le Précurseur il quitta le coenobium et s’enfonça dans le désert, où il resta 60 ans sans voir un homme. Un moine, du nom de Paphnuce, le rencontra lors d’un voyage qu’il avait entrepris dans les profondeurs du désert pour recevoir la bénédiction des saints anachorètes, s’assit près de lui et le supplia de lui dire son nom et l’histoire de sa vie ; Saint Onuphre accéda à son désir. Plus tard Paphnuce en fit le récit aux moines de Scété, ainsi que de beaucoup d’autres qu’il avait rencontrés durant son voyage à travers le désert. Saint Onuphre mourut en présence de Saint Paphnuce ; celui-ci partagea son manteau en deux parties ; de l’une il couvrit le corps nu du Saint, que seuls protégeaient ses cheveux blancs.

Saint Pierre vécut au IXe siècle. Soldat de la garde impériale, il résolut de se faire moine. Dans une expédition en Syrie, où étaient engagées différentes armées impériales, il arriva que les soldats romains tournèrent le dos à l’ennemi en voyant les barbares plus forts qu’eux. Un grand nombre de soldats furent faits prisonniers, parmi lesquels Pierre, qui fut envoyé dans une forteresse appelée Samaran et livré, comme butin de guerre, à un chef des armées victorieuses, en 838. Quand il fut libéré, il alla à Rome, où il reçut la tonsure monastique des mains du bienheureux pape d’alors, peut-être Grégoire IV (827- 844). Puis il quitta en paix Rome et s’embarqua pour l’Orient. Mais, porté par une tempête, il fut jeté au pied du Mont Athos. Il y mena, 53 ans durant, la vie érémitique, sans voir jamais la face d’un homme. Dieu voulant le manifester aux hommes, un chasseur survint dans le lieu où le Saint menait la vie angélique ; l’ermite le salua, le rassura et lui raconta tout ce qui lui était arrivé. Le chasseur revint chez lui, prit avec lui deux moines et son propre frère et se dirigea vers la grotte. Ils y arrivèrent très vite, mais trouvèrent le bienheureux déjà mort (vers 890). Son saint corps fut porté au monastère appelé monastère de Clément, puis au bourg de Phokomie, sur les frontières du thème de Thrace.

TROPAIRE Mode 4.

Dieu de nos Pères, qui nous traites toujours selon ta clémence, ne détourne pas de nous ta pitié, mais, par leurs supplications, dirige en paix notre vie.

TROPAIRE DE SAINT ONUPHRE Mode 1.

Citoyen du désert et ange dans la chair, tu es devenu thaumaturge, ô notre Père théophore Onuphre. Par le jeûne, les veilles et la prière, tu as reçu les dons célestes pour guérir les malades et les âmes de ceux qui, avec foi, ont recours à toi. Gloire à celui qui t’a donné la force ! Gloire à celui qui t’a couronné ! Gloire à celui qui, par toi, accorde à tous la guérison

Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby

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