Iconographie

Prière à Notre-Dame qui fait tomber les murs

Icône de la Mère de l’Eglise, écrite sur le mur de séparation entre Bethléem et Jérusalem Ap 12

Très sainte Mère de Dieu, nous t’invoquons comme Mère de l’Eglise, Mère de tous les souffrants.

Nous te supplions, par ton ardente intercession, de faire tomber ce mur, les murs de nos cœurs, et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence, entre les hommes et entre les peuples.

Toi qui par ton Oui as écrasé l’antique Serpent, rassemble-nous et unis-nous sous ton manteau virginal, protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies la porte de l’Espérance.

Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l’Amour jaillie de la Croix et de la Résurrection de ton divin Fils, Jésus-Christ, notre Sauveur, qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen

« Devant ta sainte Icône, nous nous prosternons, ô Dieu de bonté, implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu, car tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour sauver ta créature de la servitude de l’Ennemi. Pleins de gratitude nous te crions : ‘De joie tu as rempli tout l’univers, ô notre Sauveur, toi qui es descendu pour sauver le monde’ »

Tropaire du Dimanche des Saintes Icônes et 1er Dimanche de Carême

Les Saintes Icônes tiennent une place particulière dans la prière des Eglises d’Orient. Ornant l’église et son iconostase, elles sont présentées tout au long de l’année à la vénération des fidèles. Portées en procession lors des grandes fêtes, elles figurent le Christ et ses Saints, la Très Sainte Mère de Dieu, la Trinité, ou le mystère fêté.

La vénération traditionnelle des icônes fut mise à mal par la crise iconoclaste (VIIIème-IXème siècle). Arguant du second commandement (Exode 20) qui interdit à l’homme de faire aucune représentation de ce qui est sur la terre ou dans le ciel, les opposants à cette tradition taxaient d’idolâtrie ceux qui se prosternaient devant les icônes. Le second concile de Nicée (septième concile œcuménique) en 787 proclama la légitimité du culte des saintes images, en ce sens que la vénération dont elles sont l’objet s’adresse non à la matière mais à Dieu ou aux Saints qu’elles représentent.

La légitimité des icônes s’enracine dans la foi au mystère de l’Incarnation du Verbe en la personne du Christ, vrai Dieu et vrai Homme : à travers le visage du Christ, le Dieu invisible du Sinaï s’est rendu visible. La première icône du Christ, que l’on appelle axeiropoïtos (en grec, « non faite de main d’homme »), est l’image laissée par le Seigneur sur le Linceul après sa Résurrection. Des recherches scientifiques ont montré que cette image aurait probablement servi de modèle pour les premières icônes du Seigneur. Par extension, les Saints créés comme nous à l’image de Dieu, ayant retrouvé par leur ascèse et leur foi la ressemblance perdue après la faute et participant pleinement de la communion divine, peuvent aussi être représentés et vénérés dans la mesure où ils reflètent le visage du Seigneur à qui seul va toute adoration et toute gloire.

Ornant les coins-prière ou les murs, elles rappellent la présence du Dieu invisible et miséricordieux et nous invitent à la prière et la confiance filiale dans les épreuves de la vie. L’iconographie est une part importante de notre spiritualité et notre petit atelier s’inscrit dans cette grande tradition de l’église indivise.

Pour contacter l’atelier d’iconographie du monastère et demander la confection d’une icône, merci d’adresser votre demande ici :

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